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La dépression frappe au hasard c'est une maladie, pas un état d'âme.

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N’offrez pas de fleurs, Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ! Le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmesN’offrez pas de fleurs,Pas de fleurs, non merci, l’égalité des droits, d’ici à là-bas.Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ni avec la fête des mères ! Le 8 mars n’est pas une fête ni un hommage, mais une journée de lutte pour les droits des femmes.Ce n’est vraiment pas un jour pour offrir des fleurs, des produits de beauté, de la lingerie, de l’électroménager ou des promotions shopping… Au contraire, sortez des stéréotypes! Exprimez plutôt votre solidarité. Si vous voulez faire un geste pour la Journée des Femmes, intéressez-vous plutôt aux revendications émises à cette occasion. Quelle est la réalité vécue par les femmes? Quelles sont leurs difficultés? leurs revendications? Que pouvez-vous faire? Mais évitez les initiatives idiotes qui vous font porter des talons, du rose ou du rouge à lèvres : ça n’a jamais fait avancer les droits des femmes ! Portez plutôt le ruban blanc. Chaque année, même les machos les plus farouches feignent, le 8 mars, de jeter une brassée de roses aux pieds de la femelle. Sans que rien ne change, au contraire…

Source Marianne 2013

Tata Milouda, l'immigrée clandestine propulsée en artiste de la vie

 tatamilouda

 

 

 

 

 


Tata Milouda, une immigrée clandestine propulsée, au prix de souffrances et d'épreuves difficiles mais imbue, portée par sa joie de vivre, en «artiste de la vie», une slameuse que rien ne prédestinait à ce changement de statut social. «Forcée», en 1989 à 39 ans révolus, à émigrer de l'autre côté de la rive méditerranéenne avec dans ses bagages ses trois filles d'une fournée de six enfants dans l'unique but de gagner de l'argent et de l'envoyer à son conjoint pour l’aider à bâtir un avenir meilleur à sa famille et surtout achever la construction de la maison familiale, cette Settatie, sans parler un traître mot de la langue de Molière, va trimer et connaître une vie encore plus dure, loin de sa Chaouia natale.
Tata Milouda, de son vrai nom Milouda Chaqiq, a longtemps souffert dans son for intérieur, dans son "aventure" clandestine en pleurant dans le silence que s'impose tout être vivant caché subsistant de quelques menus travaux, tantôt femme de ménage, plongeuse, tantôt garde d’enfants mais toujours au noir et entretenant inlassablement l'espoir d'un jour meilleur, d'une vie digne pleine de bonheur.
Desservie du minimum de communication car n'ayant pas fréquenté d'école, elle va soulever, puisant dans sa force mentale sans faille, les montagnes pour se faire une place dans un milieu ignoré et mystérieux.
 Quatre longues années après son "débarquement" dans cet "enfer" de la civilisation énigmatique pour une illettrée mais aussi en se privant de beaucoup de choses pour amasser de l'argent à transférer à son époux, elle fut frappée de stupeur, d'injustice brutale de la vie, en apprenant que sa seconde moitié a convolé en justes noces. Jamais, conte-t-elle, elle n'a douté de l'amour sincère qu'il lui vouait d'autant qu'elle a sacrifié sa vie conjugale pour l'aider à bâtir ce foyer.
Ce chambardement ne la rendra encore que plus forte.
Obtenant le divorce en 1993, Milouda va chercher, des années durant, à tenter sa chance avec patience, courage et volonté.
Perdue, sans papier mais libre. Elle commence une nouvelle vie grâce au stylo, à l'alphabet. Milouda va ainsi se révolter pour assouvir sa soif d'apprendre par les cours d'alphabétisation à la Seine Saint-Denis (région parisienne) où elle s'est installée.
Chaque jour, chaque nuit, elle a appris à aligner les lettres, les mots, les phrases. C'est le déclic, le tournant de sa vie. Elle réussira avec succès à décrocher, en 2006, le diplôme d'alphabétisation.
Un échelon dans la promotion sociale mais surtout un outil de pouvoir exprimer ses épreuves, ses combats pour les femmes, sa trajectoire d'immigrée clandestine, de se "libérer" en chantant, dans un français de son cru et une énergie communicative devant un public envoûté puisé largement au départ parmi ceux issus de l'immigration avec des émotions dans ses textes, des expressions simples et imagées entrecoupées de pas de danse.
Ce sont les cours d'alphabétisation, raconte-t-elle fièrement, qui lui ouvrent la voie pour façonner ce chemin, débuté en 2007, dans les petites salles de spectacle de la banlieue parisienne avant de rencontrer à Saint-Denis Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand corps malade, et l'humoriste Djamel Debbouze.
Cette grand-mère, qui meuble son temps en s'occupant de ses petits enfants, devenue artiste sur le tard, a évolué en intermittente de spectacle avant de se produire sur les planches passant des scènes ouvertes du Café Culturel de Saint-Denis pour intégrer, ensuite, celles parisiennes réputées s'enorgueillissant de sa rencontre avec le ministre français de la Culture Fréderic Mitterrand "ébloui" par son parcours atypique.
Les portes de la gloire s'ouvrent grandement sur le tard (58 ans) pour cette grand-mère, inconnue dans son terroir, qui slame la liberté, le rêve, l'amour, la cause des femmes battues, l'alphabétisation, les pouvoirs du stylo et de l'écriture.  Plus pour longtemps. Au Diwan de Bab Al Bahr, dans l'ancienne médina, où elle a fait un tabac devant le public casablancais qui vient de la découvrir à l'occasion des "prolongations du Salon international du livre grâce au conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) et l'Institut français du Maroc.
Elle est un exemple pour les femmes émigrées qui ont souffert en silence dans les pays d'accueil, bataillé pour acquérir la liberté, une indépendance pour rompre avec la soumission de leur conjoint, témoigne Younès Ajrai du CCME.
Tata Milouda ne veut pas s'arrêter uniquement à animer des spectacles, qui lui ont fait oublier les choses ratées de sa vie, mais un film autobiographique est en projet ainsi qu'un livre.

 

Mercredi 22 Février 2012

MAP

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