Nous avons 12 invités et aucun membre en ligne

Mercredi - Sem. 4 2 3 Jan. Banard OGibbeuse décroissante
La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité. La solidarité est au delà de la fraternité ; la fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est une idée universelle ; universelle, c’est-à-dire divine ; et c’est là, c’est à ce point culminant que le glorieux instinct démocratique est allé. Il a dépassé la fraternité pour arriver à l’adhérence. Adhérence avec quoi ? avec Pan ; avec Tout. Car le propre de la solidarité, c’est de ne point admettre d’exclusion. Si la solidarité est vraie, elle est nécessairement générale. Toute vérité est une lueur de l’absolu. Victor Hugo

Article à lire

Les néophytes

25-10-2016 Hits:361 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

  Certains jeunes Français convertis à l’Islam sont nettement plus fanatiques que les musulmans de naissance. Ce n’est pas l’aspect spirituel de cette religion qui les attire, mais hélas son aspect...

Read more

POINT DE VUE SUR MIDELT

31-10-2012 Hits:376 MIMOUN MILOUD Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

je me permets de sortir de mon mutisme pour donner un simple point de vue sur les cris qui émanent de ci et de là pour qualifier Midelt de...

Read more

La faute à qui

20-03-2015 Hits:405 Jean BERTOLINO Jean Bertolino - avatar Jean Bertolino

ce grand spoliateur des terres palestiniennes, qui croit qu’en s’arrogeant toute la Cisjordanie par des vagues d’implantations coloniales, il mettra un terme définitif à l’idée d’une résurrection de la Palestine...

Read more

Palestine

17-08-2015 Hits:458 Jean BERTOLINO Jean Bertolino - avatar Jean Bertolino

6 à 8 millions de palestiniens chassés de leurs terres au cours de 4 guerres meurtrières ce n'est pas rien. L'amalgame entre anti-sionistes et antisémites permet de faire passer...

Read more

ROUE LIBRE

12-11-2017 Hits:296 Jean BERTOLINO Jean Bertolino - avatar Jean Bertolino

Insomnie Des lueurs pâlissent le noir de mes yeux clos Et des visages venant des époques lointaines Aux rictus de gargouille défilent dans ces halots. Ce sont  depuis toujours mes vieux Croquemitaines. Je les connais...

Read more
FaceBookTwitterGoogle+Instagram

bienvenue sur le site des midelti(e)s. le site est fait pour celles et ceux, de prêt ou de loin ont un lien, une attache, une histoire ou un souvenir avec la ville de midelt ( ville marocaine ) situé dans le moyen atlas à 1500 mètre d’altitude pas loin de jbil alayachi qui culmine à 3750 m. vous aimeriez partager vous souvenirs ( photos, anecdote, une aventure …etc. ) avec d’autre personnes n'hésitez pas à partager vos lectures, vos écritures etc sur midelt.fr. Ce dernier vous ai dédié afin que vous puissiez vous exprimer mais pas seulement : vous pouvez également donner votre avis, nous proposer de nouvelles idées. la notion de lecteur participatif prend ici toute sa richesse, vous donnez naissance à un véritable lieu d’information, d’échange et de prise de parole. bonnes lectures

 

Kamel Daoud: Je suis marocain

Ecrivain et journaliste algérien
Oui, je suis marocain. Est-ce être traître ? Etre un agent du makhzen ? Un harki de l'horizontalité maghrébine ? Un contrebandier ? Un haineux de soi ?

Non. C'est juste rappeler un lien, une histoire, un dû du temps de la guerre de libération, un sang et une proximité.

Il faut le rappeler pour contrer ce curieux esprit anti-marocain dont font pain à la fois les islamistes, les populistes et les propagandes pour se nourrir et manger nos enfants.

C'est juste rappeler que ce pays n'est pas un pays ennemi mais un pays d'adossement. Rappeler que l'on peut avoir des différends "politiques" mais que cela ne doit jamais aller plus loin que cela.

Lire des articles agressifs et diffamatoires, presque tous les jours que Dieu fait sur le Maroc est devenu une habitude triste et dangereuse. Elle a donné naissance à une génération qui confond un différend politique avec la figure d'un ennemi stratégique.

 

L'excuse est d'ailleurs facile : "ils" le font aussi de l'autre côté, dit-on. C'est-à-dire qu'au Maroc il existe les mêmes courants, les mêmes propagandes fielleuses, etc. Et donc ? Devrons-nous transformer ces querelles en guerre ? Cela justifie-t-il la perpétuation des rancunes ? Non. Je suis aussi marocain.

La frontière est fermée depuis presque trente ans et on vous pose à chaque fois la question quand vous êtes dans ce pays : «qu'en pensez-vous» ? Je pense que c'est une tragédie, un affect, une blessure et un surréalisme.

 

Je réponds aux plus jeunes que nous devons avoir les qualités de nos aînés au Maghreb mais ne pas refaire leurs erreurs, ne pas perpétuer leurs rancunes et méfiances.

L'histoire des frontières fermées est une histoire de blessure. Les Algériens, ceux du régime, disent ne pas pouvoir oublier l'humiliation des visas imposés par Hassan II.

"Ils voulaient voir des files d'Algériens aux portes de leur ambassade". On peut comprendre que le faux pas a été amplifié par la proximité et le destin commun, consanguin. La fraternité a le sentiment disproportionné.

De l'autre côté, la frontière fermée est vécue comme une tragédie, une insulte, une punition. Depuis si longtemps close qu'elle est devenue un mur puis une faille : aujourd'hui au Maroc les jeunes générations ont désespéré de voir ce mur s'écrouler. Il en naquit une génération de Marocains qui ne connaissent rien à l'Algérie et une génération d'Algériens qui ne connaissaient rien au Maroc. Des enfants aptes à la guerre, la rancune, cibles des désinformations et des désespérances.

La frontière s'est même étendue, elle est entrée dans les médias, les têtes, les liens : il n'y a pas de circulation de livres entre les pays du Maghreb, de circulation de journaux, d'acteurs, de leaders, d'idées.

On plie les genoux au pied des mêmes hydres et menaces et pourtant chacun le fait seul, dans le coin reclus de son territoire.

Les frontières ont ceci de tragique qu'elles se creusent, s'enfoncent dans les corps et les esprits, deviennent plus vastes que les pays, les barbelés deviennent des tatouages et les sentinelles des tueurs.

Il faut résoudre cette blessure, comprendre l'affect qui charge cette question, se pardonner les faux pas politiques, les humiliations subies ou les punitions ordonnées. Les aînés doivent comprendre qu'ils vont un jour disparaître et que c'est une tragédie de nous léguer, à nous, des pays qui se tournent le dos à cause de leurs faiblesse et manque de grandeur.

Non, je suis aussi marocain. Et si j'ai écrit ce titre, c'est pour espérer lire les réactions : grimaces, haussements d'épaules, soupçons... et les lire -, les voir venir à la surface, les guérir. Les accepter pour les dépasser.

Entre les stands du Salon du livre de Casablanca, des groupes d'enfants, éparpillés, heureux, curieux, palpant les livres et s'excitant sur les couleurs. Ils sont les nôtres, partout. Penser à leur laisser des pays qui surmontent les différences, pas des îlots avec des drapeaux. Naïf ? Oui, comme l'étaient mes ancêtres dans l'ardeur du sens et du sang.

La différence est devenue une adversité, elle peut se transformer en une guerre. Nous ne devons pas participer à la construction d'un nouvel ennemi. L'ennemi c'est le désastre écologique, la soumission, la faiblesse des souverainetés, l'impuissance et la pauvreté, le délire sur la vérité qui tue et n'éclaire pas, les ruptures et le ricanement.

C'est cela l'ennemi. Pas le Maroc, pas l'Algérie.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Connexion

279973
Aujourd'hui
Hier
Ce Mois
All days
12
158
4615
279973

Votre IP: 34.203.213.116
23-01-2019

 Le respect de votre vie privée est notre priorité

Sur midelt.fr, nous utilisons des cookies et des données non sensibles pour gérer notre site.
A quoi nous servent ces cookies ?
Ils nous permettent de mesurer notre audience, de vous proposer des contenus éditoriaux et services plus adaptés et vous permettent de partager nos articles sur vos réseaux sociaux comme Facebook.
Cliquez sur le bouton pour valider votre consentement sachant que vous pouvez modifier vos préférences à tout moment sur notre site.