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N’offrez pas de fleurs, Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ! Le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmesN’offrez pas de fleurs,Pas de fleurs, non merci, l’égalité des droits, d’ici à là-bas.Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ni avec la fête des mères ! Le 8 mars n’est pas une fête ni un hommage, mais une journée de lutte pour les droits des femmes.Ce n’est vraiment pas un jour pour offrir des fleurs, des produits de beauté, de la lingerie, de l’électroménager ou des promotions shopping… Au contraire, sortez des stéréotypes! Exprimez plutôt votre solidarité. Si vous voulez faire un geste pour la Journée des Femmes, intéressez-vous plutôt aux revendications émises à cette occasion. Quelle est la réalité vécue par les femmes? Quelles sont leurs difficultés? leurs revendications? Que pouvez-vous faire? Mais évitez les initiatives idiotes qui vous font porter des talons, du rose ou du rouge à lèvres : ça n’a jamais fait avancer les droits des femmes ! Portez plutôt le ruban blanc. Chaque année, même les machos les plus farouches feignent, le 8 mars, de jeter une brassée de roses aux pieds de la femelle. Sans que rien ne change, au contraire…

Source Marianne 2013

Qu'avons nous fait ???

 27 Décembre 2018

Parfois je me fais peur quand je roule en taxi ou en bus pour rejoindre ou quitter un aéroport, mais bon ça ne dure pas et il reste encore sur notre douce terre des îlots de beauté.

Qu’avons-nous fait ?

 

Par la vitre du taxi qui roulait vers Orly

Je contemplais maussade cette zone urbaine

Que depuis cinquante ans l’homme a avilie

Et je m’imaginais ce qu’était cette plaine

Avant l’aéroport et avant les voitures.

En guise de hangars je voyais des jardins

Au lieu des cités tristes s’étalaient des pâtures

Et des bosquets touffus où se cachaient les daims.

Je me mis à penser à ces vastes cités

Où mes pas m’ont mené toute ma vie durant

Et aux désastres causés par les activités

Des hommes qui s’étalent partout en conquérants.

Jadis ils bâtissaient des villes glorieuses

Avec de grands parcs et de beaux bâtiments.

Leur expansion est devenue calamiteuse

Pressés, ils se répandent n’importe comment.

Il n’y a plus de beauté dans ces banlieues immenses

Rien que de la disgrâce peu propice au bonheur.

Les frustrations incubent, germent des haines intenses

Qu’expriment par moment les hordes de casseurs.

Qu’avons-nous fait ? Le surpeuplement nous devance.

Comment donc enrayer cette folle expansion ? 

Nous ne gérons plus rien, même pas les urgences

Et comme des métastases nous proliférons.

Vers Nice c’est pareil, ça grouille sur la côte

Des maisons provençales noyées dans le béton

Sont, c’est sûr, en sursis tant que vivent leurs hôtes

Mais après, les promoteurs les fracasseront.

Et puis il y a Antibes et son village ancien

Où le « Airbnb» peu à peu prend racine

Quand les vieux disparaissent et que l’on vend leurs biens. 

Par bonheur y subsistent l’indomptable Jeannine

La brillante Sylvana, Annie la pétulante

Qui vivent dans le quartier tout près de la maison

Où je viens oublier toutes mes déraisons

Et qui veillent sur elle en Vesta, vigilantes.

Me voici apaisé. Joyeuses fêtes à toutes et à tous.

VIVAAAA !

JB

 

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