Nous avons 51 invités et aucun membre en ligne

Vendredi - Sem. 46 1 6 Nov. Marguerite GPremier quartier
L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.Averroès: Homme de loi, Mathématicien, Médecin, Philosophe, Scientifique, Théologien (1126 - 1198)

Article à lire

Kamel Daoud: Je suis marocain

05-06-2018 Hits:134 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

Il faut le rappeler pour contrer ce curieux esprit anti-marocain dont font pain à la fois les islamistes, les populistes et les propagandes pour se nourrir et manger nos enfants. C'est...

Read more

Palestine

17-08-2015 Hits:396 Jean BERTOLINO Jean Bertolino - avatar Jean Bertolino

6 à 8 millions de palestiniens chassés de leurs terres au cours de 4 guerres meurtrières ce n'est pas rien. L'amalgame entre anti-sionistes et antisémites permet de faire passer...

Read more

Quand « Apparu » le gibbon !

10-01-2017 Hits:309 Jean BERTOLINO Jean Bertolino - avatar Jean Bertolino

Merveilleuse Nicole Ferroni qui, ce matin dans le journal de Patrick Cohen, s’est magistralement payée Benoist Apparu le comparant à un gibbon sautant de branche en branche pour se frayer...

Read more

L’effet boomerang

16-10-2017 Hits:265 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

Arabie Saoudite, Israël, USA, J’ai envie de crier haut et fort : « même combat » ! Ils créent des terroristes dans leurs laboratoires, Puis les font opérer sur certains territoires Pour semer la terreur. Ces êtres indociles,  Menés...

Read more

Le Syndrome du porc

31-10-2017 Hits:246 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

  Puceaux ou pourceaux ???? Dénoncez-moi amies, je fus un porc, j’avoue ! Durant la puberté, vous hantiez mes sommeils. Que de rêves érotiques m’ont fusionné à vous. Que d’érections violentes m’attendaient au réveil  Que j’apaisais, tout seul...

Read more
FaceBookTwitterGoogle+Instagram

bienvenue sur le site des midelti(e)s. le site est fait pour celles et ceux, de prêt ou de loin ont un lien, une attache, une histoire ou un souvenir avec la ville de midelt ( ville marocaine ) situé dans le moyen atlas à 1500 mètre d’altitude pas loin de jbil alayachi qui culmine à 3750 m. vous aimeriez partager vous souvenirs ( photos, anecdote, une aventure …etc. ) avec d’autre personnes n'hésitez pas à partager vos lectures, vos écritures etc sur midelt.fr. Ce dernier vous ai dédié afin que vous puissiez vous exprimer mais pas seulement : vous pouvez également donner votre avis, nous proposer de nouvelles idées. la notion de lecteur participatif prend ici toute sa richesse, vous donnez naissance à un véritable lieu d’information, d’échange et de prise de parole. bonnes lectures

 

MICHEL ETIEVENT

 

Héroïne du quotidien…


S’il fallait portraitiser une héroïne du quotidien, mon choix n’irai pas vers celles qui brillent le temps d’un feu de paille ou d’une photo sur Voici.

J’ai dans ma galerie de personnages, une femme que j’ai toujours révérée. Une anonyme qui aurait pu dormir au Panthéon ou sur la couverture d’un livre d’histoire. Elle s’appelait Emilie. Issue de « gens de peu », elle était née en Haute Tarentaise comme on naissait au seuil du vieux siècle. Dans un champ, d’un ventre de mère elle aussi vouée aux visages froissées des aubes de champs.
C’était un temps où seuls les durs résistaient. Il me semble encore entendre sa voix : « Si ça faisait pas, on en faisait un autre ! » disait-elle avec ce sourire qui ourlait ma vie. Sa mère, paysanne, l’avait ramenée dans un tablier et laissé au bord de l’âtre, parce qu’elle devait impérativement rejoindre les prés pour doubler l’orage. Comme le disait E. Carles dans son beau livre « une soupe aux herbes sauvages » le futur d’un pré était alors plus important qu’un avenir d’enfant". D’une fille surtout…. Emilie grandit entre alpage et étable dans un univers de mots simples qui dorment dans le dictionnaire des humbles. « Des fois, le soir, dans ma cahute de bergère, sous la voie lactée, j’essayais de compter les étoiles. Enfin, j’apprenais à calculer comme ça quoi ! » Sa vie sera pointillée de ces travaux de montagne qui vous accablent dès l’enfance. Elle n’ira pas à l’école ou si peu. Les jours de neige peut-être quand la terre ne réclame plus son lot de corps pliés. Un peu de grammaire sous les nuages, un rien de calcul en comptant les jours de cafard qui reste à vaincre avant de revoir son hameau. Le sentier, les chèvres à surveiller.
Forcément, il y aura un promis rencontré au clair d’un été ou allez savoir au velouté d’un accordéon quand au gré d’un tango on se murmurait par dessus l’épaule des amours de promesses. Un autre chemin fait d’enfants à aimer. Un jour, le compagnon se perdra dans les vertiges d’une maladie voleuse de vie et Emilie restera au bord d’une route qu’il lui faudra poursuivre seule. Avec sept enfants à charge. Viendront les horaires infinis entre l’usine et le lopin de terre à féconder, le linge à frotter, les ménages à assurer pour plus de soleil au fond de la fiche de paie, les enfants à faire pousser. « J’aimais bien quand ils apprenaient leurs leçons au coin de la toile cirée où j’épluchais les légumes. J’aurais tant aimé leur ressembler. Tu ne peux pas savoir ce que c’est que de ne pas savoir ! », me confiait-elle parfois. Un impossible pari de femme qui vous fait sans cesse vous demander ce que vaut le prix d’une existence. « Il me semble avoir toujours été vieille ! » disait-elle.
Il y aura la guerre aussi. Elle y frôlera la terreur pour avoir passé au maquis des mots d’espoir dans le guidon de son vélo ou sous les sabots de la mule. Elle ne sera pas décorée et n’aura comme promesses que celles qu’il lui fallu assumer pour l’avenir de ses enfants. Leur donner le sens de la dignité entre les fins de mois à espérer et l’appétit de les voir grandir dans une autre histoire que la sienne. Aucune pause pour prendre un peu soin de soi, lire, rêver, pourquoi pas. Juste des sourires pour confier à ceux qu’elle aime cet insatiable goût de vivre. Un résumé de vie qui tiendrait au creux d’une main. Le poids d’un destin dans les lignes ridées où nous avons grandi tranquillement. L’espoir au bout du cœur. Le sien….Le mien…

MICHEL ETIEVENT

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Connexion

264898
Aujourd'hui
Hier
Ce Mois
All days
58
385
3287
264898

Votre IP: 54.82.73.21
16-11-2018