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Sionisme : le mot dévoyé

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Discrimination systémique

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29-03-2016 Hits:487 Information Aouragh Aziz - avatar Aouragh Aziz

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N’offrez pas de fleurs, Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ! Le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmesN’offrez pas de fleurs,Pas de fleurs, non merci, l’égalité des droits, d’ici à là-bas.Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ni avec la fête des mères ! Le 8 mars n’est pas une fête ni un hommage, mais une journée de lutte pour les droits des femmes.Ce n’est vraiment pas un jour pour offrir des fleurs, des produits de beauté, de la lingerie, de l’électroménager ou des promotions shopping… Au contraire, sortez des stéréotypes! Exprimez plutôt votre solidarité. Si vous voulez faire un geste pour la Journée des Femmes, intéressez-vous plutôt aux revendications émises à cette occasion. Quelle est la réalité vécue par les femmes? Quelles sont leurs difficultés? leurs revendications? Que pouvez-vous faire? Mais évitez les initiatives idiotes qui vous font porter des talons, du rose ou du rouge à lèvres : ça n’a jamais fait avancer les droits des femmes ! Portez plutôt le ruban blanc. Chaque année, même les machos les plus farouches feignent, le 8 mars, de jeter une brassée de roses aux pieds de la femelle. Sans que rien ne change, au contraire…

Source Marianne 2013

A voir la manière dont certains responsables se comportent à Midelt, l’on est en droit de se demander si notre chère ville n’a pas une loi propre à elle. On a l’impression que c’est une île coupée du reste du pays. En effet, une impunité criarde sévit chez nous, à tel point qu’on a l’impression qu’elle est devenue un havre pour les fonctionnaires véreux ou paresseux. On dirait que le destin de cette malheureuse population est scellé au je-m’en-foutisme des uns et à la prévarication des autres.

En effet,  Midelt est devenue  une voie de salut pour les agents malhonnêtes qui n’ont ni foi ni loi. On dirait qu’ils sont envoyés  ici pour  se défouler.  Investis de pouvoir, ils font ce que bon leur semble, non pour la population,  mais pour leur ego et leur libido L’horaire de la fonction publique ne semble  pas les concerner ; ils font  des apparitions éphémères dans leur lieu de travail et s’éternisent sur les terrasses de café, au vu et au su de tout le monde. On en  voit qui, de mèche avec leur chaouch, n’hésitent pas faire poireauter, pendant des heures, les citoyens qui n’en peuvent mais.

 

Et gare aux rouspéteurs ! Auquel cas, l’on vous sort aussitôt la fameuse carte d’ « outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ». D’aucuns affichent ostensiblement  leur déconsidération à l’égard des autochtones qui ne cessent de s’interroger sur la nature du crime que leurs ancêtres avaient commis pour qu’ils soient soumis à un tel joug. D’autres adoptent délibérément un comportement malséant  pour lequel ils n’hésiteraient nullement à envoyer le citoyen lambda devant le tribunal. « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais (comprenez : vous n’en avez pas le droit), sinon  vous en pâtirez », lancent leurs regards effrontés. Ils ne font jamais la queue.  A leurs yeux, la file est faite par les indiens et les imbéciles. Quant à leurs voitures de service, elles sont personnalisées et se rencontrent partout. Leur attitude me donne l’impression qu’ils sont faits d’une autre argile. Ils ne sont pas des représentants de l’Etat ; ils sont l’Etat.

 

Cette ville damnée est également une voie de garage pour ceux qui partent bientôt à la retraite. Se considérant en préretraite, ceux-ci passent leur temps à penser à ce qu’ils feraient par la suite. Au lieu de mériter leur salaire en s’acquittant loyalement de leur tâche, ils montent des projets qu’ils s’ingénient à réaliser avec l’argent des autres, et le moindre service qu’ils vous rendent  vous coûte cher. Ainsi vous trouvez-vous   obligé de contribuer au financement d’un projet qui ne vous bénéficiera point. Vous gavez leur progéniture avec votre propre nourriture. Chez nous, la plupart des administrations sont comme des billards ; ils  ne fonctionnent que si vous  misez. Tout le monde le sait, mais personne n’en parle. N’est-ce pas là les prémices de l’installation de milieux mafieux où l’omerta (la loi du silence) est de rigueur ? De bakchich en dessous-de-table, de pot-de- vin en enveloppe, les valeurs s’estompent, les interdits disparaissent et l’on finit par institutionnaliser la corruption, laquelle continue de maintenir notre pays au plus bas des classements des nations

Maintenant, la question qui se pose  est de savoir si cette situation est fatale. Oui, elle l’est si nous ne réagissons pas. Mais attention, réagir ne veut  pas dire  descendre dans la rue car nous sommes, en partie, responsables de ce qui nous arrive.  Nous devons donc réagir ; d’abord en nous abstenant de graisser la patte tout en persistant à faire valoir nos droits et puis, le cas échéant, en forçant la main à nos REPRESENTANTS et PORTE-PAROLE  pour qu’ils interviennent. Du reste, qui les a rendus puissants ? Sinon les électeurs que nous sommes. Il leur appartient donc d’honorer le contrat moral qui les lie avec  nous  en prenant  notre défense. Ils ne doivent pas se contenter de condamner, il faut qu’ils dénoncent publiquement ces errements. Certes, on n’a pas, nous, des Jean Lassale, ce député-maire français qui a entrepris, avec succès, une grève de la faim de 39 jours, à l’Hémicycle, pour faire revenir le gouvernement sur la décision de délocaliser une usine de  150 ouvriers. Les nôtres de députés veulent vivre vieux et bien. On les comprend,  et grand bien leur fasse, mais ils doivent réagir à leur niveau, eux aussi. Comment ? Ils  le savent mieux  que moi. Ils n’ont qu’à suivre l’exemple de l’un des conseils de la ville tant décriés par le passé.  Celui-ci avait maille à partir avec le percepteur qui refusait de signer les mandats de la commune. Mais, grâce à la solidarité de ses membres, il avait obligé le gouverneur à intervenir pour changer ce fonctionnaire, qui était pourtant son protégé : ils l’avaient menacé d’une démission collective. Comme quoi, quand on veut, on peut.

BEHRI ABDELAAZIZ.

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