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A Hafidi

Nous sommes sans armes contre les accidents de la route

 

               Ni le nouveau code de la route récemment mis en vigueur, ni les multiples efforts déployés par le comité national de la prévention des accidents de la route par ses diverses campagnes de sensibilisation, ni la fermeté et l’intégrité de certains agents de la route n’ont plié les usagers de la route à revoir leur comportement quant à l’usage de celle-ci.
   

            
On a espéré une décroissance des accidents après ces importants chantiers d’autoroute entrepris par l’Etat ces dernières années, en effet le réseau national routier s’est bel et bien amélioré : Depuis les années quatre vingt du siècle passé les autorités ont pris conscience de l’importance de l’infrastructure routière quant à l’épanouissement de l’économie du pays. Dans ce sens des objectifs ont été tracé à long terme afin d’édifier un certains nombre de kilomètres d’autoroute reliant principalement les grandes villes du royaume, ainsi Agadir s’est vu relié au réseau en 2010, Oujda en 2011.

                 Malgré ces efforts visant l’amélioration du réseau routier, il reste beaucoup à faire dans un certain nombre de région ,tel est le cas par exemple des régions montagneuses où des populations habitent des douars enclavés loin de toute civilisation se trouvent dans l’obligation de prendre le risque d’aller au souk hebdomadaire dans des camions ou fourgonnettes chargeant hommes, femmes, animaux et marchandises empruntant des pistes souvent démolies par les torrents et se déplaçant dans un relief des plus dangereux. Raison pour laquelle de temps en temps les mass-médias signalent des accidents mortels dus aux glissements de ces véhicules dans des ravins provoquant des dégâts humains et matériels. L’accident survenu le soir du 11 Avril dernier au environ de Kenitra à l’occasion   du renversement d’un camion transportant des ouvriers agricoles faisait six morts et vingt trois blessés est un exemple éloquent de ce transport clandestin et anarchique.

                 La mauvaise qualité des routes tertiaires demeure parmi les causes directes des accidents de la route, en effet l’étroitesse de celles-ci provoque des accidents lors de croisement de véhicules.

                 Aussi au milieu urbain les étourdis ne cessent de s’accroître, ce qui implique une recrudescence des accidents. Au milieu rural les rapports hebdomadaires rendus public par les autorités compétentes sont alarmants.

                 Le classement de notre pays à l’échelle internationale est humiliant et nous sommes entrain de vivre une véritable guerre des routes dont la facture est lourde.

                 L’utilisation du téléphone portable demeure aussi l’une des causes directes des accidents de la route, en répondant à une communication téléphonique le chauffeur d’un autocar reliant Meknès à Nador n’a pu métriser son engin qui s’est renversé faisant quatre morts sur place et pas moins de cinquante et une personne blessés dont dix neuf dans un état grave. Les pluies enregistrées au milieu de la semaine compliquaient la situation.

             Les causes de ce soit disant fléau sont connues par tous, il reste donc à penser à des solutions pouvant diminuer le nombre des accidents. A mon avis le département ministériel concerné doit organiser des colloques impliquant tous les acteurs et intervenants du domaine afin d’étudier la situation et envisager des solutions au problème.

             L’approche qui s’articule sur les lourdes amandes et punitions privatives de permis de conduire en cas d’infraction ne doit pas être la seule solution envisageable au problème. D’autres remèdes peuvent être apportés tels que l’enseignement des principes du code de la route aux élèves du primaire et préparatoire dans le but de former des générations avisées.

             La mise en place des écoles de formation professionnelle des chauffeurs de transport en commun est aujourd’hui une nécessité de premier ordre. L’organisation du secteur du transport routier qui connait actuellement une anarchie reste primordiale. Multiplier les efforts quant à L’amélioration du réseau routier surtout dans les provinces tout en mettant à la disposition des moyens de transport répondant aux besoins des zones enclavées.

 

                                                                                                Hafidi Abdelaziz

                

 

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