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Majid Blal

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LA NÉVROSE OBSESSIONNELLE ET LE CUL DE L’ÉLÉPHANT

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( En québécois, un zouf est un crétin ahuri, un couillon doublé d'abruti)
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Ils ont détruit l'école publique, avili le raisonnement rationnel, remplacé les arguments par des slogans, décrédibilisé les utopistes et les bâtisseurs, vilipendé les arts et les artistes, remisé la science dans les caves de la pensée, remplacé la nuance par le catégoricisme de la névrose obsessionnelle, ils ont déniché quelques têtes à claques pour se déresponsabiliser et ils sont devenus heureux.
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...Puis, munis d'un burin et d'un ciseau, agitant fierté et panache, les zoufs ont figé la mentalité dans le roc de la préhistoire. Ils l'ont fixé dans le granit pour qu'elle ne connaisse jamais l'évolution. Ils ont sculpté la mentalité immobile.
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- J'ai la mentalité fixe et le téléphone mobile, se targuent-ils
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Ils ont préféré se fixer dans le confort de la médiocrité car le monde connu du néant sidéral est rassurant.
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Ainsi libérés de la rigueur de la parole, ils ont pu s'adonner à leur activité de prédilection. Jouer aux limiers, aux experts en théories de la conspiration, puis trouver les coupables présumés: le juif, l'artiste, l'intellectuel, la femme cet être impur, l'immigrant, l'émigré..., tout de la névrose obsessionnelle. Les crétins ont, obligatoirement, besoin de coupables de circonstance.
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«Obsession de signification. Tendance obsessionnelle à attribuer à chaque parole, acte, fait ou objet une signification secrète dont le sujet s'efforce de découvrir le sens» (Méd. Biol. t.3 1972).

Ils n’ont qu’une seule référence qui aiguise leurs sophismes en vidant les contenus. Ils ne connaissent que le cul de l’éléphant et tout devrait s’y rattacher.
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Je sais ! je sais, je sais que je radote, mais c'est mon exemple préféré, ma marotte...Bref
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Ah le cul de l’éléphant ?
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Un jour qu’un enfant né aveugle accompagnait ses parents au Zoo, il avait recouvert la vue soudainement. Durant un moment minuscule. Un laps de temps très court en millième de seconde. Durant ce miracle, il n’a vu que le cul d’un éléphant qui se trouvait sous nez. Sa vision repart dans les ténèbres et il redevient aveugle aussi vite qu’il a pu voir et puis c’est le néant, la pénombre, l’obscurité.
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Depuis cette excursion, il ne peut soupeser toute comparaison avec un événement, individu ou animal sans demander : Est-ce que cela ressemble au cul de l’éléphant ? Plus gros ? Plus petit ? Plus vert?...
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Le cul de l’éléphant est devenu son obsession, sa névrose, sa référence du monde visible. Bref! Revenons à la culture du dépassement de soi et de la confiance en ses moyens.
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Majid Blal

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