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Majid Blal

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L’Occident et la richesse Halal

 

Par Majid Blal , le 7 juillet 2012.

Les politiques occidentales dans le monde arabe ainsi que leurs pendants en missions commerciales, n’ont jamais été contre le label Halal. Elles consomment allégrement et sans retenues, les richesses bénies des pays agenouillés par fortes soumissions et avec l’aide de leurs hommes de main. Depuis la découverte du pétrole, le monde arabe n’est plus qu’une immense station service en plein désert de droits, de respect et de dignité.

 

Les pays colonisateurs ainsi que les nouvelles puissances n’ont négligé aucun stratagème pour se servir dans cette manne rendue puante par tant de sang, d’oppression et d’exploitation éhontée. Immonde par tant de promesses non tenues, par des politiques coloniales où le Realpolitik n’est rien d’autre qu’une méthode systématique et systémique de justifier l’hypocrisie et le vampirisme des richesses. Long processus pour entretenir le constant désir, devenu viscéral, de dominer les peuples et les populations impuissantes et surtout de faire des affaires « Ce n’est pas personnel, c’est juste du bizness » Capiche paisano ?

Mektoub mon Frère ! 

Populations Arabes, a qui on tricoté un destin de sous-hommes et qu’on a parqué dans le grenier de la fatalité. On leur a tressé un raisonnement sur mesure de passivité puis on leur a écrit un parcours-argumentaire sur le parchemin du Mektoub. On s’est bien efforcé, de lobotomiser leur volonté d’éducation, d’émancipation et de réalisation de soi comme individu et comme entité par injection sous cutanée de l’adage « Quand le temps n’arrange pas les choses, il attend qu’on s’y habitue » Amen. Et quand cela ne suffit pas, on fait appel aux gérants des succursales pour amender les doléances par la peur, la corruption, la misère, l’ignorance…

Des gérants de succursales qui on fait de la citation de Napoléon Bonaparte une règle immuable, universelle et indiscutable « On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus. » De toutes les façons, leur ont enseigné leurs maîtres, « Ces Gens là ! Et c’est connu, ne comprennent que le langage de la force… » Comme quoi dans le gène de l’Arabe, il est inscrit qu’il n’a pas besoin d’institutions démocratiques fortes mais d’hommes puissants pour le mettre  au pas.

Les momies, les fossiles et la voix de son Maître… 

Et pour l’énergie fossile, il fallait momifier les dirigeants, les mœurs, les mentalités pour en faire un espace en dehors du temps et de l’évolution universelle. Une terre où les hommes comme les richesses sont des fossiles qu’on s’amuse à dater au carbone 14 pour justifier leur besoin de l’occident moderne, triomphant pour avancer dans le concert des nations de la contemporanéité.   »Les démocraties fabriquent les armes, les dictatures les achètent et les diplomates s’arrangent pour que personne ne soit au courant« .

Puis les médias occidentaux ont pris le relais pour palabrer et focaliser sur le « Realpolitik », la meilleure façon de justifier l’indifférence de leurs sociétés. Au milieu de tous ces intérêts convergents vers les richesses de ces contrées, on s’était mis d’accord que la « Mauvaise monnaie chasse la bonne » et qu’il fallait s’affairer à la garder sale puis on en a fait une suite arithmétique : La mauvaise gouvernance chasse la bonne, la docilité chasse la compétence, la mauvaise foi chasse la bonne intention, l’intérêt des nostalgiques du colonialisme chasse l’espoir de l’indigène.

C’est ainsi que sont multipliés et ont pullulé dans ce terrain de jeux,  les proxénètes, les financiers, les faux culs, les détenteurs de la vérité absolue, les arrivistes, les aventuriers sans scrupules…qui ont chassé et muselé les derniers des mohicans porteurs de la justice sociale et de la dignité et de l’espérance.

Le mépris, Internet, wikileaks et les mots-cailloux…  

Puis à Tunis et sortis de derrière leurs claviers ! Des gavroches de la communication internet. Des Gavroches qui montent les barricades. Qui montent aux Barricades à l’assaut de la parole et de l’indignation.

« Je suis tombé par terre

C’est la faute à Voltaire

Le nez dans le ruisseau

C’est la faute à Rousseau »

Que je traduis pour les Gavés-de-roches arabes :

Je suis dans le bordel,

C’est la faute au pétrole

Je suis bien méprisé,

C’est mieux qu’être ignoré

Je ne veux plus être entubé

Et par le Gaz Oil lubrifié…

Interloqué ! Le monde a cligné des yeux, incrédule, ébahi. Du haut de sa suprême compassion et de la tribune des droits de l’homme, il a regardé les dégâts pour découvrir que là-bas aussi, les populations aspirent à être des Hommes, des Femmes, des Humains tout court…Tocqueville disait : “La société était coupée en deux: ceux qui n’avaient rien, unis par une envie commune et ceux qui avaient tout, unis dans une terreur commune”.

La réplique

Faudrait saboter la manœuvre. Faudrait saborder le processus, faudrait couper court à l’espoir des peuples et c’est ainsi que l’occident a mis dans ses valises des islamistes contre qui il lutte à l’intérieur de ses frontières pour l’installer en vassal à Tripoli et ainsi détourner la marche vers la liberté du monde arabe.

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