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Mardi - Sem. 30 2 3 Juil. Brigitte RGibbeuse décroissante
Seul l'homme malhonnête se laisse corrompre.

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N’offrez pas de fleurs, Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ! Le 8 mars est une journée de lutte pour les droits des femmesN’offrez pas de fleurs,Pas de fleurs, non merci, l’égalité des droits, d’ici à là-bas.Messieurs, ne confondez pas avec la Saint Valentin ni avec la fête des mères ! Le 8 mars n’est pas une fête ni un hommage, mais une journée de lutte pour les droits des femmes.Ce n’est vraiment pas un jour pour offrir des fleurs, des produits de beauté, de la lingerie, de l’électroménager ou des promotions shopping… Au contraire, sortez des stéréotypes! Exprimez plutôt votre solidarité. Si vous voulez faire un geste pour la Journée des Femmes, intéressez-vous plutôt aux revendications émises à cette occasion. Quelle est la réalité vécue par les femmes? Quelles sont leurs difficultés? leurs revendications? Que pouvez-vous faire? Mais évitez les initiatives idiotes qui vous font porter des talons, du rose ou du rouge à lèvres : ça n’a jamais fait avancer les droits des femmes ! Portez plutôt le ruban blanc. Chaque année, même les machos les plus farouches feignent, le 8 mars, de jeter une brassée de roses aux pieds de la femelle. Sans que rien ne change, au contraire…

Source Marianne 2013

Ma grand sœur

Par Jean Bertolino.

Oublions un peu l'actualité qui nous mange la tête. Ce matin je pensais à ma sœur si proche de moi, jadis, si chère à mon cœur aujourd’hui. C’est maintenant une vieille dame ombrageuse, malade, et minée par la solitude. Cette année, pour des raisons de santé, je n’ai pu aller la voir mais quotidiennement je lui téléphone pour lui insuffler quelques minutes de communications intenses qui meubleront le reste de sa journée. Ma sœur…

Ma sœur…

 

J’avais un petit frère qui, parti avant l’heure,

A laissé un grand vide tout au fond de mon cœur.

J’ai une grande sœur de un an mon ainée

Qui dans la solitude s’est emprisonnée.

Seule dans sa maison du sud ouest elle attend

Une mort insidieuse qui avance à pas lent.

Elle soigna son mari qui était sous dialyse

Jusqu’à son trépas qui survint sans surprise.

Elle eut deux beaux gaillards qui ont des vies prospères

Comparée à la sienne, d’une grisaille inouïe. 

Mais, contrairement aux filles, les garçons oublient,

Au profit des épouses, ce qu’ils doivent à leur mère.

Comme ce fut mon cas, je n’ai donc pas envie

De faire la leçon à des neveux très proches

Lesquels, happés par le tourbillon de la vie,

Ne prennent pas conscience d’une fin qui s’approche.

Alors on s’appelle, elle et moi, chaque jour.

On parle de notre petite enfance en Savoie,

Des fayots, des lentilles et des topinambours,

De nos copains d’alors, de nos premiers émois.

Mais je devine bien que dans ses longs silences

C’est à ses deux enfants qu’elle parle et qu’elle pense. 

Bougonne, elle l’est bien sûr dans cette thébaïde

Qu’est la demeure sombre où son corps invalide

Se déplace lentement par crainte de chuter,

Avec un bichon blanc qui colle à ses pas

De peur de la voir choir ou pire encore heurter

Sa tête contre un mur et de n'être plus là.

Je n’ai pas toujours été aussi soucieux d’elle,

Mais elle est tout ce qui me reste de mon passé,

De ma famille dans les limbes dispersées,

Cette sœur qui, pour moi, fut presque une jumelle.

JB

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