La créativité de Midelt a sa place ici. Découvrez, partagez, proposez.La créativité de Midelt a sa place ici. Découvrez, partagez, proposez.
Par Hicham Houdaifa · 5 min de lecture · Écrit le 15/04/2022
À quinze kilomètres de Midelt, Mibladen est un village fantôme qui survit aujourd’hui grâce aux restes des minéraux laissés par les Français. À Mibladen, tout tourne autour du ghar. De ce puits qui plonge vers les galeries souterraines de la mine abandonnée. Dans un décor digne d’un Western spaghetti, quelque 200 familles se maintiennent. Pendant la journée, il n’y a pas âme qui vive. Pas un seul café. La Peñarroya, la société minière française en a cessé l’exploitation depuis 1975. Mais femmes et hommes continuent à s’y risquer, de façon informelle, à la recherche de plomb et de cristaux. Dont la fameuse vanadinite, cristal très recherché.
À Mibladen, l’unique épicerie ouvre à partir de 17 heures, car ce n’est qu’après l’Asr que les habitants sortent des ghirane. « L’écrasante majorité de la population vit du contenu des ghirane », explique Ahmed, l’épicier, lui-même ancien mineur. Hommes, garçons de plus de 15 ans., tous ceux qui le peuvent bravent les dangers des puits, des descenderies et de la si profonde galerie. Sur la grand place à l’entrée du village, récemment restaurée par les soins de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), les maisons qui servaient au personnel français de la Société minière et métallurgique de Peñarroya sont désormais occupées par les enfants et petits-enfants des mineurs marocains, ou par d’autres familles venues des faubourgs avoisinants chercher une vie meilleure.
Depuis une dizaine d’années, les femmes de Mibladen sont elles aussi devenues des ouvrières clandestines à la mine…

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