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Par Marc ROSS · 5 min de lecture · Écrit le 11/12/2019
Baigné de brume flottante le djebel Ayachi

s’incline lentement devant ce grand poète.

Résonnent alors les chants de Tamawayte

les bendirs colorés d’Ahidous



-----Les oiseaux revenus de la butte boisée

s’attardent-----------écoutent sans protester

La terre rouge du moyen atlas se dit prête

à composer cent poèmes pour lui

et les chemins escarpés de Midelt

je puis vous l’assurer portent désormais

et à jamais trace de ses souliers

Sapins cèdres oliviers et dattiers

s’unissent pour grimper jusqu’au ciel !

On entend le murmure du pinceau

et chaque page blanche est prête à offrir

à ses amis sainte calligraphie

Affectés beaucoup perdent le sommeil

Se demandent : Pourquoi partir si vite alors

qu’il reste un grain de sable à parfumer !

Je pense aussi à celle qui partageait sa vie

à l’automne orphelin déjà parti à sa recherche

aux Voix Vives de Sète entonnant un chant triste.

------------------------------------à Mohamed Aouragh,

- Marc Ross – Trace de ses souliers - 02 nov. 2019

Avec beaucoup d’empathie et un regard qui ne faiblissait pas, le poète Mohamed Aouragh parvenait à donner voix et grandeur à une foule d’anonymes, à accorder la plus haute importance à son prochain. Capteur d'existences, il s'en est allé discrètement mais avec un cœur gros comme ça, le premier samedi de novembre.

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