Baigné de brume flottante le djebel Ayachi
s’incline lentement devant ce grand poète.
Résonnent alors les chants de Tamawayte
les bendirs colorés d’Ahidous
-----Les oiseaux revenus de la butte boisée
s’attardent-----------écoutent sans protester
La terre rouge du moyen atlas se dit prête
à composer cent poèmes pour lui
et les chemins escarpés de Midelt
je puis vous l’assurer portent désormais
et à jamais trace de ses souliers
Sapins cèdres oliviers et dattiers
s’unissent pour grimper jusqu’au ciel !
On entend le murmure du pinceau
et chaque page blanche est prête à offrir
à ses amis sainte calligraphie
Affectés beaucoup perdent le sommeil
Se demandent : Pourquoi partir si vite alors
qu’il reste un grain de sable à parfumer !
Je pense aussi à celle qui partageait sa vie
à l’automne orphelin déjà parti à sa recherche
aux Voix Vives de Sète entonnant un chant triste.
------------------------------------à Mohamed Aouragh,
- Marc Ross – Trace de ses souliers - 02 nov. 2019
Avec beaucoup d’empathie et un regard qui ne faiblissait pas, le poète Mohamed Aouragh parvenait à donner voix et grandeur à une foule d’anonymes, à accorder la plus haute importance à son prochain. Capteur d'existences, il s'en est allé discrètement mais avec un cœur gros comme ça, le premier samedi de novembre.
s’incline lentement devant ce grand poète.
Résonnent alors les chants de Tamawayte
les bendirs colorés d’Ahidous
-----Les oiseaux revenus de la butte boisée
s’attardent-----------écoutent sans protester
La terre rouge du moyen atlas se dit prête
à composer cent poèmes pour lui
et les chemins escarpés de Midelt
je puis vous l’assurer portent désormais
et à jamais trace de ses souliers
Sapins cèdres oliviers et dattiers
s’unissent pour grimper jusqu’au ciel !
On entend le murmure du pinceau
et chaque page blanche est prête à offrir
à ses amis sainte calligraphie
Affectés beaucoup perdent le sommeil
Se demandent : Pourquoi partir si vite alors
qu’il reste un grain de sable à parfumer !
Je pense aussi à celle qui partageait sa vie
à l’automne orphelin déjà parti à sa recherche
aux Voix Vives de Sète entonnant un chant triste.
------------------------------------à Mohamed Aouragh,
- Marc Ross – Trace de ses souliers - 02 nov. 2019
Avec beaucoup d’empathie et un regard qui ne faiblissait pas, le poète Mohamed Aouragh parvenait à donner voix et grandeur à une foule d’anonymes, à accorder la plus haute importance à son prochain. Capteur d'existences, il s'en est allé discrètement mais avec un cœur gros comme ça, le premier samedi de novembre.
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